Legault veut régler le «problème» du temps partiel dans les CHSLD   conférence de presse

Legault veut régler le «problème» du temps partiel dans les CHSLD conférence de presse

Quoi qu’en disent les administrateurs du réseau de la santé, tant les actuels préposés aux bénéficiaires à temps partiel que les 10 000 présentement en formation pourront avoir des postes à temps plein cet automne, affirme François Legault. De passage à Beaupré vendredi pour y rencontrer les autorités médicales de la région, le premier ministre du Québec a plaidé pour des changements majeurs dans les façons de faire. «On le sait, c’est un problème dans le réseau de la santé, c’est qu’il y a 50 % des employés qui travaillent à temps partiel. C’est un vrai problème qu’il y a à peu près juste au Québec. Il n’y a pas une organisation dans le secteur privé qui serait capable de fonctionner avec la moitié de ses employés à temps partiel», a-t-il indiqué. Tous les préposés aux bénéficiaires actuellement dans le réseau se verront donc offrir des postes à temps plein à 49 000 $ par année, en plus des 10 000 autres présentement en formation accélérée jusqu'à la mi-septembre, a réitéré François Legault. Ceux qui refusent ces postes devront toutefois faire une croix sur le salaire horaire de 26 $ promis par le gouvernement, a-t-il ajouté. Selon lui, des syndicats du secteur de la santé tentent de «défendre» des postes à temps partiel qu’ils aimeraient voir aussi bien rémunérés que ceux à temps plein promis par le gouvernement. «Donc, il y aura effectivement un choix à faire pour ces employés-là. Ça ne fait pas l’affaire des syndicats, mais à un moment donné, je pense que c’est important, si on a une leçon qu’on a tirée de la crise, c’est qu’on a besoin de gens à temps plein qui travaillent dans un seul CHSLD [...]», a-t-il poursuivi. Jeudi, sa ministre des Aînés, Marguerite Blais, a dû rappeler aux dirigeants de chaque Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) et ses pendants universitaires (CIUSSS) la promesse faite par le gouvernement concernant le salaire et les heures de travail des futurs préposés aux bénéficiaires actuellement en formation. Certains d’entre eux s’étaient fait dire que leur horaire n’était pas du temps plein et leur salaire plus bas que prévu. Depuis le début de la formation accélérée donnée par le gouvernement afin de recruter 10 000 préposés en CHSLD, des syndicats ont déploré qu’il manque déjà de postes à temps plein pour plusieurs employés du réseau ainsi forcé à travailler à temps partiel. «Il y a en a beaucoup qui aimeraient être à temps complet. On va garantir 10 000 postes à temps plein aux nouveaux et aux nouvelles. On devrait aussi le garantir à ceux qui sont déjà en emploi et qui ont passé à travers la crise et tout donné», a déclaré le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley, à LCN.