L'or noir prend la parole, un titre Afrobeat pour voyager à travers l'histoire de l'Iran

L'or noir prend la parole, un titre Afrobeat pour voyager à travers l'histoire de l'Iran

Un morceau intense, organique, indispensable pour les amateurs de Afrobeat / Afro-Pop de caractère et de textes à double fond. Quand l'or noir prend la parole, le vernis de l'Histoire craque. De sa genèse antique en Perse, au cynisme des guerres, menées ou soutenues en Iran par nos démocraties, plongez dans une fresque musicale qui démasque nos hypocrisies pour ouvrir une voie vers la non violence. Saisissant ! Laissez-vous emporter par une transe incandescente où les cuivres rugissent contre l'impérialisme ! Ce morceau percutant fusionne l'énergie de l'Afrobeat avec une critique acerbe des jeux de pouvoir. Sur un groove polyrythmique hypnotique, la voix s'élève pour dénoncer l'hypocrisie d'une ""Démocratie"" armée, pilleuse d'or noir et semeuse de chaos. Une danse militante et viscérale qui réveille les consciences tout en embrasant le dancefloor. L'histoire s'écrit ici au rythme des percussions. Références : Livre : ""L'Iran au XXe siècle : Entre nationalisme, islam et mondialisation"" de Jean-Pierre Digard, Bernard Hourcade et Yann Richard (Éditions Fayard) Chapitre « Apogée (1928-1978) et déclin (1979-2019) de l'Iran dans le système pétrolier international » présent dans le livre ""Les guerres du pétrole : Une histoire alternative des relations internationales au XXe siècle"" (éditions Librairie Droz, 2021). Il montre comment la guerre par procuration et le commerce des armes ont toujours accompagné la sécurisation de l'or noir. Livre : ""La guerre Iran-Irak : Première guerre du Golfe (1980-1988)"" par Pierre Razoux (Éditions Perrin, 2013). C'est l'un des ouvrages historiques francophones les plus complets sur le sujet. Il détaille l'instrumentalisation cynique de ce conflit par les puissances extérieures, le financement par les monarchies du Golfe, et comment l'Occident a massivement armé l'Irak de Saddam Hussein (faisant fi des violations des droits humains et de l'usage d'armes chimiques) pour endiguer l'Iran, alimentant ainsi un bain de sang ayant fait près d'un million de morts. Livre : ""Les implications de la France pendant la guerre Iran-Irak"" (Ouvrage collectif, Éditions L'Harmattan, 2021). Ce livre revient spécifiquement sur le rôle de la France, devenue à l'époque le deuxième fournisseur mondial d'armement de l'Irak (avions Mirage, missiles Exocet, etc.). Livre : ""Tous les hommes du Chah : Un coup d'Etat de la CIA à l'origine de la terreur au Moyen-Orient"" par Stephen Kinzer (Éditions JC Lattès). Ce livre enquête sur l'opération Ajax de 1953, menée par les services secrets américains et britanniques pour renverser le Premier ministre démocratiquement élu de l'Iran, Mossadegh, parce qu'il avait osé nationaliser le pétrole iranien. Kinzer montre admirablement comment cet acte de violence occidentale a brisé la démocratie iranienne, réinstallé un Shah répressif, et semé les graines de la révolution islamique et anti-occidentale de 1979. Article académique : « La République islamique d'Iran face aux Occidentaux : un conflit stratégique ou conjoncturel ? » par Bernard Hourcade, publié dans la Revue Défense Nationale (2024). L'auteur y analyse notamment la manière dont l'anti-occidentalisme iranien s'est enraciné en réaction à l'impérialisme et aux politiques d'isolement et de sanctions occidentales, créant un cycle perpétuel de défiance et de radicalisation. (Accessible via Cairn.info : lien web). Article de blog : https://alainrefalo.blog/tag/iran Musique générée par Suno Paroles : Sous terre, je dormais En surface, j'affleurais J’étais la flamme, Le bitume, Les baumes. Sur les bateaux, Les canaux, Et même les peaux. Dans des rituels, Sous les truelles, Sur les coupelles. Je scellais, je calfatais, je soignais. Moi démocratie, J’ai réussi. Par mes technologies, Mon idéologie, J’apporte prospérité Au monde entier. Un jour l’Angleterre, Est venue m’extraire, Pour ses navires de fer, Pour faire ses guerres, Et régner sur mer, Comme sur terre. Pour ses militaires, Et ses milliardaires. Moi démocratie, je sais le Bien, Je débusque ailleurs le Malin, Par mes armes je vais enfin, Le mettre dans le droit chemin, Et avoir ce qui me revient. J’ai vu l’Angleterre, Envahir ma terre, Y faire une guerre, En 41, Et remplacer le chah, Qu’en 21, au pouvoir elle porta, par un coup d’état. Quand en 51, Un gouvernement élu tenta De me soustraire à son empire, Aussitôt elle conspire, A rétablir son potenta. Moi démocratie, De leurs autocraties, De leurs théocraties, Je libère les pays, Que mes armes ont détruits. Afin de m’obtenir J’ai vu remplir Les arsenaux des autocraties Par les démocraties. Alors quand leur échappa mon contrôle, Elles redoublèrent dans ce rôle, Par munitions, canons et avions, Elles excitèrent à l’invasion, Huit années de destruction, Puis s'offusquant avec aplomb, De leur radicalisation Nous démocraties, Un humain sur six, Quatre armes sur six, Incarnant la justice, Sommes contre le racisme, Et bombardons là-bas le fanatisme."