trailer bleu bleu

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http://varia.be/bleu-bleu/ écriture, mise en scène Stéphane Arcas assistanat à la mise en scène Julie Nathan avec Marie Bos, Renaud Cagna, Cécile Chèvre, Chloé De Grom, Ugo Dehaes, Julien Jaillot, Nicolas Luçon, Guylène Olivares, Philippe Sangdor, Claude Schmitz. chargé de production Arnaud Timmermans Musique Michel Cloup et Aymeric de Tapol scénographie Marie Szersnovicz lumières Margareta Andersen Une comédie grunge ! Toulouse, 1992. Hades est un jeune homme à la dérive. Il brûle la vie par tous les bouts et la noie dans les stupéfiants, le sexe et la mouvance grunge. Il appartient à un groupe de 3 artistes. Leurs points communs : ce sont des personnages à la fois exaltés, désinvoltes et provocateurs. A l'approche d'une grosse exposition, ils se lancent dans la revente de drogue pour financer leur production artistique. Pris au jeu de cette activité commerciale, ils en font même le sujet dominant de leur travail. Ils filment pour les besoins de l'exposition une série de portraits de leurs clients et de leurs fournisseurs qui donnent un panorama de l'état d'esprit des années nonante. Mais l'attitude merdique d'Hades finira par lui attirer les foudres de son entourage. A PROPOS VIDÉOS PHOTOS CRÉDITS PRESSE LIEU: PETIT VARIAPUBLIC: TOUT PUBLIC CONSULTER LES HORAIRES DANS LE SUD-OUEST, ENTRE LÉNINE ET LENNON, STALINE ET STALLONE Né dans le Sud-Ouest de la France (Lot et Garonne), Stéphane Arcas suit une formation aux Beaux-Arts à Toulouse, puis à Marseille. Son travail qui s’inscrit dans la mouvance « iconoclaste multimédia » et « minimal anonyme », mêle l’art classique et la culture punk. Au début des années 2000, il entre dans le théâtre d’abord en tant que vidéaste, scénographe ou comédien, puis pleinement en passant lui-même à la mise en scène et à l’écriture de ses propres projets. En 2005, il s’installe à Bruxelles. Bleu Bleu est à l’origine une nouvelle qu’il écrit à Marseille sur un carnet et qu’il retrouve inopinément une vingtaine d’années plus tard. De façon très crue, très romancée, et tournée avec humour à son avantage, il y raconte des pans de sa vie lorsqu’il était étudiant aux Beaux-Arts à Toulouse. En la relisant, il s’aperçoit avec le recul qu’il y décrit cette génération née dans les années 1960-1980 dont il fait partie et qu’on a appelée génération X. On y suit les tribulations d’un groupe qui vit plus ou moins en communauté dans un appartement et dont le souci premier n’est pas de s’occuper de l’intendance et de la vie quotidienne. On y fait la connaissance de trois artistes allumés qui veulent monter une exposition, de couples qui se remettent en question, et d’une série d’autres énergumènes. Tous ont cette propension à aimer le sexe et la fête, à brûler la chandelle par les deux bouts. Tous ont des projets et des rêves plein la tête, mais avec une tendance à rester affalés dans le canapé. Tour à tour exaltés, indolents ou provocateurs, les trois artistes se lancent courageusement dans la revente de drogue pour financer leur production artistique. Pris au jeu de cette activité commerciale, elle devient le sujet dominant de leur travail. Ils finissent par filmer une série de portraits de leurs clients et de leurs fournisseurs, ce qui donne au final un panorama de l’état d’esprit de cette génération X et de la philosophie grunge qu’elle a engendrée. Avec Bleu Bleu, Stéphane Arcas épingle une jeunesse prise dans son propre étau. Entre le rejet des règles et le refus de la morale, entre la difficulté à trouver une place et à être adulte, elle vit en pleine épidémie de sida, à une période où le communisme est mort et où le libéralisme n’est pas une panacée. Entre son désenchantement et ses frustrations, son désir forcené d’individualisme et sa volonté de révolte contre la société, au milieu de la vie, des virées et des rires, s’installe alors, con, sous le soleil de ce Sud-Ouest toulousain, con, où se déroule l’histoire, l’apathie. L’aboulie. L’à quoi bon ? Bleu Bleu est à la fois un thriller désinvolte et un tableau politico-poétique composé d’une étrange substance comique. Lorsque la situation paraît désespérée, si on ferme les yeux, qu’on envisage les choses autrement, on s’aperçoit qu’elle prête à rire.